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Après ma découverte de "La jeune fille à la perle", deux années se sont écoulées. Et puis, hasard de la vie, ma cousine me permet, oh ! bonheur, d'emprunter quelques volumes de sa bibliothèque.

Me voici à nouveau transportée dans l'univers des peintes hollandais du XVIIème siècle.Je partage les aventures amoureuses de la jeune et ravissante Sophia, épouse d'un riche mais vieillissant marchand.

Celui-ci rêve de postérité. Aussi quoi de mieux qu'un tableau pour immortaliser son bonheur conjugal.Un jeune portraitiste est alors introduit et au premier regard, le voilà hypnotisé par le charme de son modèle. La suite coule de source. Nous plongeons avec délice dans une intrigue très classique aux prémices, puis tournant, au fil des pages, au macchiavelisme.

En toile de fond, le commerce des tulipes qui fait rage donne lieu à une spéculation démesurée, précurseur de nos échanges boursiers actuels. Au passage, permettez-moi d'observer non sans tristesse que la cupidité des hommes ne date pas d'hier...

L'écriture est belle, retraçant fidèlement l'atmosphère de l'Amsterdam de l'époque et l'étonnant et non moins brillant dénouement m'a ravi.

Extrait

Les tableaux représentant le spectacle de la vie quotidienne sont légion : femme jouant du virginal sous l'oeil admiratif d'un galant ; jeune et beau soldat portant une coupe à ses lèvres tandis que son visage se reflète  en vignette dans une carafe à bouchon d'argent ; servante remettant une lettre à sa maîtresse... Ces instants d'intimité semblent avoir été figés dans la glace. En admirant ces toiles les généraltions futures ne manqueront pas de s'interroger sur ce qu'il est advenu ensuite.

Et pour clore ce billet, voici une petite douceur bien calorique au parfum d'enfance : un cake aux carambars.

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